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Auteur : sarah cassenti

« J’ai grandi dans une famille de cinéastes. Je suivais donc mes parents sur les tournages, ils étaient très occupés et moi libre de mes déplacements. Je pouvais aller d’un endroit à l’autre : regarder les chevaux arriver, les armures briller… J’écoutais le « silence, on tourne » que mon père prononçait et qui signait la puissance de ma liberté. Je passais dans les loges alors que tout se jouait dehors, je sortais ensuite, grimpais sur les ruines du décor, munie de ces différents paysages sensibles en expansion simultanée en moi. C’est ce Kinema de mon enfance que je porte en moi, ce mouvement, ces espaces sensibles en expansion, que je continue à fabriquer aujourd’hui, quand on m’y invite. » sc _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ I grew up in family of filmmakers. I therefore followed my parents on shootings, they were very busy and I was free to move… I could go from a place to another : looking at the horses coming, the armors shining… I listened to the « Quiet, we’re shooting » my father pronounced, signing the strength of my freedom. I dropped in the backstage whereas everything was running outside. I then poped out, climbing the ruins of the setting with those different sensitive landscapes simultaneously in expansion inside me. It is this Kinema of my childhood that I carry, this motion, those sensitive spaces in expansion and the move of the bodies passing though that I keep producing today when I’m invited to. The gesture and the ceramic site « the mark of the emotions in the body », my mother as repeatedly told to my tender infant ears stories about her insite land, my imaginary travelled with that. I’m raising this landscape within my ceramics. In the places where I’m invited to perform, I mark the spaces with those signs. So the spaces become a bodyland in which the visitor and my conspirators can commit there own body and the move of their proper thought. sc

Confinements intérieurs DANSE TON CORPS

Bio-Manifeste, Ultra-live par Sarah Cassenti

Mon âme en Chair. Durée 160 min. Sarah Cassenti, Thomas Laroppe.

“ Les images de mon corps sont lentement effacées du doigt zélé le l’IA en place suivant des normes ne correspondant pas à mon langage. Mes œuvres ne peuvent plus se diffuser par ce biais-là, tout comme la censure a pu tomber lors d’invitation inappropriée… Nous passons à l’as, mon corps et mes gestes passent à l’as. Heureusement Celebrity Cafe tient tête ! Notre travail (Jean-François Bory, Jacques Donguy, sc) d’édition prolonge notre inscription concrète au corpus ART . POESIE . ACTION. Heureusement, Hélène Defilippi & sc, nous éditons l’encyclopédie 2002-2022 des Nö-Actions des idiotes. Heureusement des Lieux, trop rare, comme le Générateur tiennent place ! Alors jouons maintenant !

Ces 2 dernières années, en imaginant Egon.a, nous avons porté ensemble, Thomas Laroppe, Parya Vatankhah, Celine Paul, Pascal le Gallois, Xavier Numa Borloz, (+), merci à eux, à elles, en autonomie complète, l’émission de notre langage corporelle sur les ondes libres pour un public averti et quelques intimes.

J’ouvre mon lieu A.Polina à La Ciotat et j’y reçois les enfants, les jeunes lycéens en pédagogie Freinet et les amis artistes et complices lors des Rencontres Contemporaines.

Par là, nous créons notre aventure de vie et laissons monter la Joie qui en surgit.

Le Nönude continue de se développer bien sûr et je continue de dessiner.

Je suis très heureuse d’intervenir au Générateur ce Samedi 12 mars 2022 avec Thomas Laroppe, au côté de Jacques Donguy, en simultané. Je remercie chaleureusement Anne Dreyfus et ses complices.
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Mon corps est poétique, ma peau est un langage ** *

Scènes vivantes au Générateur : Visons ., Reliefs Cassenti, Nönude Bodyïn, le corps d’Alice, les idiotes Nö-action SHINE! Hommage à Dan Graham…

www.copsetoile.netwww.nonude.orgwww.apolina.org

Hier, je découvre dans la revue 591, l’Humidité une rétrospective de Jean-François Bory, cette image concernant Yayoi Kusama. Je me sens moins seule.

Revue 591, l’Humidité une rétrospective de Jean-François Bory, à paraître en mai 2022. Yayoi Kusama, 1969, Musée d’Art Moderne de la ville de NY.