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Naomorphoses

Lors de l’exposition collective Bizzare Biz’art initiée par Lionel Valéri au musée Ciotaden en septembre 2024, je présente la vidéo Naomorphoses comme pendent au bonnet d’âne appartenant à la collection du musée.

Le cartel : “ Naomorphoses, première scène vivante tournée en 2012 à Bagnolet, mon cœur s’est mis à battre fort lorsque, perchée sur une échelle pour filmer la scène, Naomi Shka a commencé à bouger, a commencé à déplacer son corps et à peindre avec ses extensions. Cette scène-vivante que je rêvais de voir vivre dans le présent et bien elle renverse le haut et le bas, étale la trace des passages et les gestes du bel être en mutation (transformation), cielle qui ressent et transmet des messages au travers de lui et par-delà. ”
sc, La Ciotat, août 2024, remerciements à MS.

Texte écrit pour une lecture effectuée avec Mattéo Vergnes lors d’un rendez-vous en public au sujet de l’exposition.

• Folie-mère-y-court • 

Je suis dans le train AR Marseille Paris express . Je vais sauver le chat de ma mère pour le ramener par ici, elle perd la tête, elle ne peut plus s’en occuper .

Je lis dans le train l’article sur la représentation du fou dans l’art, le singulier . Celui qui dérive, celui qui parle vérité, agitation du sensible, le chapeau dont il s’affuble pour le plaisir pour la joie, le jeu des détours, la question réponse qu’il concentre.

Je repense à moi, petite au coin parce que la maîtresse me demandait ce que je voulais faire plus tard à quoi je répondis que je voulais être une fée.

Toujours un peu plus animal, les oreilles qui poussent, les oreilles qui captent, les oreilles poussent et touchent le sol, la tête se baisse pour ne plus regarder le monde, celui qui pousse à l’écart l’innocent lui qui ressent, vibre et continue d’en parler. Bonnet d’âne Chapeau d’âme libre dont l’imaginaire se déploie à l’abri de se crâne qui se démesure où finalement il fait bon chaud sous la douceur de la pénombre.

Nous nous retrouvons libres à nouveau dans ce village de têtes couronnées. Ce chapeau qui nous libère de devoir être social, il nous distingue – permissions d’ouvrir les champs – permission de s’échapper à la vue de tous – et de permettre aux autres de rester dans le sérieux. nous sommes leurs gardes fous – gardien-gardienne de leur limite – le loup.ve, le chien.ne, les moutons apaisés et bien heureux.

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